Contraindre les gens à obéir… Est-ce la meilleure solution ?

Cette semaine je vais vous montrer une voie à laquelle on pense rarement quand on souhaite se faire obéir.

C’est une voie dont j’ai encore très peu parlé sur mon site et dont je parlerai plus ces prochains temps…

Je vais aussi vous donner un exemple concret, tiré d’une histoire vraie.

Le problème, quand on cherche à obtenir quelque chose de l’autre, c’est qu’on pense souvent de façon rigide… et on tente alors de le contraindre. Regardez :

Brigitte veut que son fils Emmanuel sorte les poubelles. Elle le lui demande. Si Emmanuel refuse, Brigitte lui donne alors un ordre : « Sors les poubelles, s’il te plaît. » Brigitte s’engage alors sur la voie de la contrainte : elle compte sur son autorité de mère… pour obtenir l’obéissance de son fils. Mais il y a un gros souci quand on procède ainsi…

En effet, cette façon de faire mène à la confrontation. Tant qu’il n’y a pas d’escalade dans cette confrontation, tout va bien. Mais si Emmanuel refuse à plusieurs reprises, et qu’à chaque fois sa mère use de son autorité (« Je t’ai dis de sortir la poubelle. »), alors une lutte commence. Deux adversaires s’affrontent. Brigitte contre Emmanuel. Au terme de cet échange, il y aura un perdant et un gagnant… (ou deux perdants)

Si Emmanuel obéit, il perd la face… et aura sans doute de la rancœur : « C’est pas juste, c’est toujours moi qui dois sortir les poubelles ! »

Si Brigitte cède, elle perd en crédibilité, et en autorité : comment réussira-t-elle à se faire obéir la prochaine fois ?

N’y aurait-il pas un moyen plus habile que Brigitte pourrait utiliser ? Un autre moyen que l’autorité ? Un moyen qui ne contraindrait pas ? Un moyen qui convaincrait Emmanuel de sortir la poubelle… de son plein gré ?

Oui, ce moyen existe, et j’aimerais le partager avec vous…

Dans cet exemple j’ai évoqué l’autorité qui découle (légitimement) d’une relation parent/enfant… ainsi que l’obéissance qu’un enfant doit normalement à ses parents. Mais une fois que son enfant est devenu adulte, le parent n’a plus la même autorité sur lui…

Puisqu’il est devenu adulte, l’enfant est libre d’agir comme bon lui semble. Sans être tenu d’obéir à ses parents. Devant cette perte d’autorité, certains parents utilisent alors d’autres moyens pour soumettre leurs enfants à leurs décisions…

Certains parents exploitent par exemple la « soumission au savoir ». Le principe est simple :

La soumission au savoir et à l’expérience

Quand nous sommes enfants, nous apprenons à obéir aux gens qui savent. Les grandes personnes savent mieux que les enfants. Alors les enfants obéissent. L’enseignant sait tellement de choses ! Alors on l’écoute, et on fait ce qu’il dit… Mais, une fois devenus adultes, cette habitude peut nous nuire…

En effet, une fois arrivés à l’âge adulte, nous continuons généralement à obéir aux gens qui savent. C’est ce que j’appelle la « soumission au savoir ». Au premier coup d’œil, ça semble être plutôt une bonne idée, du bon sens… Je pense d’ailleurs que ça l’est. Sauf que certaines personnes exploitent cette soumission spontanée au savoir…

Prenons au hasard l’exemple des banques… et de leurs commerciaux qui se font appeler des « conseillers financiers ». Je vous rappelle que ces gens-là (désolé si vous en faites vous-même partie) sont payés par leur employeur (la banque) pour vous vendre ses produits. Ils sont là pour faire gagner de l’argent à leur employeur (celui qui les paie). Accessoirement à leurs clients. Mais comme le conseiller financier est habillé dans un beau costume et que lui il « SAIT », alors beaucoup de gens l’écoutent, et font ce que leur « banquier » leur dit de faire… (Ne lisez pas le paragraphe suivant, car il est dangereux pour votre santé mentale.)

Pourtant si les gens prenaient un peu de temps pour s’éduquer financièrement, ils comprendraient vite l’énorme malaise… Comme Henry Ford l’a dit lui-même : « Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. » Je laisserai donc à d’autres le soin de vous expliquer ce que sont l’argent-dette, la création monétaire ex nihilo, le système de réserves fractionnaires, ou encore un assouplissement quantitatif. La plupart des gens comprendront trop tard ce qu’est un Bail-In, et ce que la « Loi Sapin 2 » signifie… Et enfin, beaucoup regretteront de ne pas s’être dé-bancarisés à temps… Mais ça, c’est une autre histoire…

Reprenons notre exemple gentillet d’une Maman et de son fils… si vous le voulez bien…

Contraindre à obéir par son savoir et son expérience : petit exemple….

Désormais Emmanuel est adulte, et est un jeune Papa. Sa mère, Brigitte, veut lui donner quelques conseils au sujet du nouveau-né. Si Emmanuel ne suit pas ses conseils, Brigitte insistera peut-être. Et si Emmanuel continue de « désobéir » à ces conseils, Brigitte sera peut-être tentée d’exploiter la « soumission au savoir » dont je parlais à l’instant.

Dans ce cas, il suffira à Brigitte de rappeler à Emmanuel l’expérience qu’elle possède elle-même en tant que parent…

Brigitte pourra rappeler à Emmanuel le nombre d’enfants qu’elle a eus… et le nombre d’années qu’elle a passées à les élever.

Par cette expérience, Brigitte semble détenir LE savoir. Mais un problème se pose alors…

Un problème se pose en effet à partir du moment où Brigitte, forte de son expérience, sous-entend qu’Emmanuel ne peut pas savoir aussi bien qu’elle… sous prétexte qu’il est encore un trop jeune Papa… Ce type de comportement peut alors s’apparenter à de la manipulation. Selon les cas…

Par exemple dans le cas où Brigitte utiliserait cette expérience comme un moyen de prendre l’ascendant sur son fils…

A ce moment-là il ne s’agit plus de faire profiter son fils de sa propre expérience.

Il s’agit plutôt de faire valoir cette expérience comme la preuve que Brigitte sait mieux qu’Emmanuel. Il s’agit de le contraindre à obéir (parce qu’il serait idiot de ne pas suivre les conseils d’une personne aussi expérimentée…) Vous comprenez l’idée ?

Or ce n’est pas parce que Emmanuel ne fait pas ce que sa mère lui conseille, qu’il fait forcément mal les choses. Après tout, il existe souvent plusieurs manières de faire la même chose, et qui sont tout aussi valables les unes que les autres.

D’une part, l’expérience de Brigitte ne prouve pas ses compétences (même si elle essaie de le faire croire, et même si cette expérience est quand-même un bon signe, je vous l’accorde).

D’autre part, Emmanuel suit peut-être déjà les conseils d’une amie professionnelle de l’enfance. En parallèle, aussi, Emmanuel met peut-être en application des conseils qu’il a lus dans d’excellents livres, écrits par des médecins reconnus…

Quand elle utilise son expérience pour montrer à son fils qu’elle sait mieux que lui, Brigitte tente donc une forme de soumission. La « soumission par le savoir » (et par l’expérience).

Cette forme de soumission est même perverse, parce qu’à la longue Emmanuel risque de perdre confiance en lui… « Je ne suis pas sûr de moi, il faut que je demande à Maman comment elle ferait… »

Je viens de vous présenter deux manières simples de soumettre son interlocuteur. La deuxième pose même un problème moral. A travers ces deux exemples je voulais vous montrer ceci :

Contraindre pour avoir ce qu’on veut, est-ce la meilleure solution ?

Quand on veut obtenir quelque chose de quelqu’un, on pense souvent « contrainte » et « soumission ».

On utilise notre autorité « hiérarchique ». On contraint. On soumet.

On utilise notre savoir ou notre expérience. On contraint. On soumet.

On choisit d’argumenter. On soumet par notre raisonnement.

On utilise le chantage. On contraint. On soumet.

On utilise les menaces. On contraint. On soumet.

Bref, vous avez compris l’idée…

Quand on cherche à obtenir quelque chose de l’autre, on pense généralement à le contraindre d’une façon ou d’une autre… de façon plus ou moins légitime et éthique

Pourtant il existe une voie plus habile, à laquelle on ne pense généralement pas.

Cette voie consiste à aller dans le même sens que son interlocuteur… pour obtenir son acquiescement… de façon à ce que celui-ci agisse de son plein gré. Sans le manipuler.

Je vous montrerai cette voie dans mon prochain article.

Et je vous livrerai l’exemple dont je vous parlais au début de cet article. Cet exemple sera tiré d’une histoire vraie.

Pour aller plus loin dans l’affirmation de soi, cliquez ici.

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