« Pourquoi je pense toujours au pire ? »

Si dans votre vie vous vous sentez souvent rejeté, si vous avez l’impression que les autres se moquent de vous, si vous avez l’impression que les autres vous prennent pour un imbécile, si vous avez l’impression que les autres profitent de vous…. alors demandez-vous : « Est-ce que je perçois bien la réalité ? Est-ce que je n’ai pas tendance à imaginer toujours le pire ? ». Et lisez la suite…

Cette situation, c’est celle que vit Jean :

Cette semaine sa collègue Mélanie s’est mise à rire brusquement quand il est passé devant elle. « Pourquoi se moque-t-elle de moi ? » a-t-il pensé…

Hier soir son ami Karl a refusé de sortir prendre un verre… certainement à cause de la remarque que Jean lui avait faite le matin…

Aujourd’hui le chef de Jean lui a fait la tête toute la journée : il n’a pas répondu au bonjour de Jean, et ne lui a pas parlé de la journée. « C’est à cause d’un truc que j’ai dû lui dire, mais je ne vois pas quoi… » pense Jean.

Quant à son collègue Fred, celui-ci ne lui a toujours pas rendu les 20€ que Jean lui avait avancé la semaine dernière… « Il me prend pour un con ! » Se dit Jean…

Comment Jean réagit-il à ces situations ?

Voyons cela tout de suite, puis je vous donnerai mon avis sur les réactions de Jean :

Sa collègue Mélanie se moque de Jean devant lui… Jean est en colère

Son collègue Fred se fiche de Jean, lui aussi… Il attend quoi pour le rembourser, ce collègue ? Jean est en colère

Vous voyez, ces situations mettent Jean en colère.

Et Jean va certainement adopter un des comportements suivants :

1ère possibilité : Jean va garder une attitude inhibée.

C’est-à-dire que Jean va se taire, et n’exprimera pas son mécontentement auprès des personnes concernées. Par contre il se plaindra peut-être auprès d’autres personnes…

Mais JAMAIS il n’ira voir les personnes concernées pour mettre la situation au clair, et la faire avancer POSITIVEMENT.

Autre possibilité… Jean va peut-être choisir la fuite agressive : il ne dira rien, ne fera rien, mais se vengera quand l’occasion se présentera.

Jean commencera par nuire à la réputation des personnes concernées : « Ne prête pas d’argent à Fred, il ne te le rendra jamais. », « Tu connais pas la dernière boulette de Mélanie ? Attends que je te la raconte ! »…

Puis il ira plus loin… Par exemple il sabotera un des projets professionnels de Fred…

Encore une autre possibilité : Jean risque de choisir une attitude agressive… Il ira voir chaque personne concernée et leur parlera du problème, mais avec agressivité :

« Mélanie, pourquoi tu rigoles, c’est quoi ton problème ? »

« De toute façon, Fred, tu n’es qu’un voleur… »

Quelle erreur commet Jean dans toutes ces situations ?

Celle de se mettre en colère ?

Oui… et non…

Nous avons tous le droit d’être en colère. Et je ne pense pas qu’être en colère soit mal en soi…

Simplement, je pense que nous sommes responsables de notre colère… Ce ne sont pas les autres qui provoquent cette émotion chez nous… Le responsable, c’est bien nous-même… Les autres ne sont que l’élément déclencheur de cette colère…

J’y reviens tout de suite…

L’erreur de Jean, ce serait plus la façon dont il exprime sa colère : par l’agressivité, par la fuite agressive, ou par tout autre comportement dans lequel il ne respecterait pas l’autre (ou lui-même)…

Le problème avec ce genre de réactions, c’est qu’elles ne permettent pas d’arranger la situation… juste de « soulager » Jean…

J’ai écrit à l’instant que Jean, et nous tous, sommes responsables de notre colère.

Je dis cela car, selon moi, notre colère est simplement le résultat de notre perception des choses…

Et dans le cas de Jean, cette perception est négative, parce que Jean n’a fait attention qu’aux explications négatives… Il ne s’est pas demandé quelles autres raisons expliqueraient aussi le comportement de son entourage…

Et si Jean s’était interrogé à ce sujet, il n’aurait pas ressenti la même colère, ni la même tristesse

L’idée face à ce genre de situations, c’est donc de réfléchir aux autres explications… C’est de réfléchir aux explications positives, notamment.

Ces explications sont parfois plus réalistes d’ailleurs…

Autrement dit, avant de tirer des conclusions hâtives qui vont nous faire ressentir de la colère ou de la tristesse, nous devons d’abord regarder OBJECTIVEMENT la situation.

Au lieu d’imaginer le pire, nous devons aussi imaginer le meilleur…

Je reprends l’exemple de Jean :

Si Mélanie a ri au passage de Jean, c’est peut-être parce que, au même moment, elle lisait un message amusant sur son téléphone… tout simplement… Et si Jean était là quand elle a ri, ce n’était qu’une coïncidence…

Peut-être que Karl était VRAIMENT fatigué hier soir, ou avait déjà prévu un autre rendez-vous dont il ne souhaitait pas parler… tout simplement…

Si le chef de Jean n’a pas ouvert la bouche de la journée, c’est peut-être parce qu’il a des problèmes personnels qui l’ont mis de « mauvaise humeur » : dispute avec sa femme, soucis avec ses enfants, un proche malade, etc.

Peut-être que Fred a oublié qu’il devait de l’argent à Jean… VRAIMENT… Il suffirait à Jean de le lui rappeler GENTIMENT…

Pourquoi une personne réagit-elle de façon agressive ?

Si une personne réagit de façon agressive, c’est parce ce que cette personne a un problème et qu’elle perd le contrôle de la situation…

Si cette personne avait un autre moyen de s’exprimer, elle l’utiliserait.

(Cet autre moyen, c’est l’« assertivité » (affirmation de soi) dont je parle tout au long de ce site).

Et comme nous l’avons vu avec Jean, notre problème vient d’abord de ce que nous percevons… notre problème vient de la représentation que nous avons de la réalité.

Or, ce que nous percevons EN PRIORITE, c’est ce que nous CRAIGNONS…

Car nous observons la réalité à partir de nos propres PRÉOCCUPATIONS…

Des exemples :

Si vous êtes gêné par vos kilo en trop, vous allez tout de suite remarquer les personnes en surpoids…

Si vous voulez vous acheter le dernier cabriolet à la mode, vous allez remarquer les prochains cabriolets que vous croiserez dans la rue… et vous allez y faire plus attention qu’auparavant…

Si vous avez en tête un achat d’appartement, vous allez faire plus attention aux panneaux « A VENDRE »… automatiquement. Et vous aurez l’impression que « subitement » plein d’appartements sont à vendre…

Je le répète : notre attention est attirée par nos PRÉOCCUPATIONS, et nous percevons la réalité EN FONCTION DE NOS PRÉOCCUPATIONS.

Que devez-vous faire alors, si vous êtes comme Jean ?

La solution est simple : il s’agit simplement de ne pas vous laisser piéger par vos préoccupations… puisque celles-ci vous masquent les autres façons d’interpréter la réalité….

Par exemple, au lieu de rester bloqué sur vos conclusions hâtives, prenez le temps d’écouter VRAIMENT l’autre.

Prenez le temps d’écouter en quoi IL A RAISON

Essayez d’analyser la position de l’autre de manière REALISTE

Et rappelez-vous que le contraire est vrai : vous risquez aussi d’interpréter une situation de façon TROP POSITIVE…

Par exemple, devant une personne inhibée, qui n’ose pas s’exprimer, vous risquez d’interpréter son silence comme une acceptation…

Donc, si une personne en face de vous ne dit rien, ne concluez pas trop vite qu’elle est d’accord ou contente de ce que vous venez de dire ou de faire…

Pour que vous puissiez vous souvenir de ces conseils, et surtout les appliquer, j’ai créé une fiche qui résume les points essentiels de cet article…

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