Comment gagner estime et confiance en soi pour s’affirmer

Vous manquez de confiance en vous ? Ou d’estime de soi ? Du coup vous n’osez pas demander un service à un collègue ? Mais vous ne refusez jamais ceux qu’on vous demande ? Alors cet article va vous aider. L’objectif aujourd’hui, c’est de bien comprendre les mécanismes qui s’opèrent en nous. Ce qui est à l’origine du manque d’estime de soi et du manque de confiance en soi, c’est une confusion entre l’« être », l’« avoir » et le « faire ».

Je vais vous montrer comment bien faire la distinction entre ce que vous êtes, ce que vous avez et ce que vous faites. Quand vous aurez appris à faire cette différence, vous vous regarderez sous un angle neuf. Et vous oserez plus : vous donnerez plus souvent votre avis à vos collègues ; vous accepterez les nouvelles missions professionnelles avec d’avantage de confiance en vous ; vous protesterai plus facilement.

Si vous n’améliorez pas l’image que vous avez de vous-même, vous continuerez à toujours faire passer les autres avant vous. Si vous ne prenez pas confiance en vous, vous continuerez à rater les opportunités qui s’offrent à vous : au travail, avec vos amis, en amour…

« Tu es nul(le). », « Tu es idiot(e). », « Tu êtes bête. ». Ces phrases, vous vous les dites peut-être à vous-même ? Ou bien c’est votre entourage qui vous les rabâche. Si ce ne sont pas ces phrases exactes, c’en sont d’autres, dans le même registre : « Tu es lent. », « Tu es mou. », « Tu n’es pas manuel. », …

Le problème, c’est qu’avec de telles formulations, des idées dévalorisantes se retrouvent gravées en vous. En votre « être ». Le problème, c’est que de telles formulations ne font aucune différence entre ce que vous êtes, ce que vous avez, et ce que vous faites.

L’« être »

L’ « être », c’est votre identité : vous êtes un être humain, avec un prénom. Avec les mêmes droits, la même valeur et la même importance que n’importe qui.

Malheureusement, l’avoir et le faire contaminent votre valeur originelle. Depuis votre naissance !

Les conséquences, c’est que cette contamination fait fluctuer votre estime de soi et votre confiance en soi. En bien comme en mal.

L’estime de soi et l’ « avoir »:

Au-delà de votre être, vous avez des caractéristiques :

  • Vous avez un corps,
  • Vous avez des pensées,
  • Vous avez des émotions,
  • Vous avez des comportements,
  • Vous avez des connaissances,
  • Vous avez des compétences

Mais ces caractéristiques contaminent votre être, votre valeur originelle.

Parce que chacun oublie que ce que vous avez, ce n’est pas ce que vous êtes :

  • Emilie a des rondeurs. Pour 80% des hommes elle est grosse. Pour les autres elle est belle
  • Rodrigo a souvent une pensée pour son pays natal. On lui dit qu’il est nostalgique.
  • Pierre a envie de pleurer. Ses copains lui disent qu’il est faible.
  • Ali a l’habitude de faire du sport. On lui dit qu’il est sportif.
  • Virginie n’a pas les connaissances pour réparer elle-même sa voiture. Son Mari lui dit qu’elle est nulle.

Ce que nous possédons influence l’image que nous avons de nous. Nous le voyons bien à travers ces exemples.

Nous modifions notre valeur originelle en fonction de ce que nous possédons. Et nous nous créons ainsi une nouvelle valeur, une nouvelle opinion de nous-même. C’est ce qu’on appelle l’estime de soi.

Notre estime de soi est donc construite par rapport à ce que nous avons.

Et la confiance en soi ?

La confiance en soi et le « faire ».

Bien sûr, chaque jour nous faisons quelque chose. Nous agissons :

  • Nous faisons notre travail,
  • Nous faisons le ménage,
  • Nous faisons du sport,
  • Nous faisons confiance à quelqu’un,
  • Nous faisons des choix,
  • Nous faisons des projets,
  • Nous faisons nos devoirs,
  • Nous faisons un voyage,
  • Nous faisons la fête,
  • Nous faisons les courses,
  • Nous faisons des folies.

Notre confiance en soi, c’est l’estime que nous avons de nous-même dans l’action. C’est notre capacité à agir. C’est penser qu’on est capable d’exécuter telles actions. C’est penser qu’on est capable de faire cela, malgré notre peur.

Or nos actions (le faire) contaminent elles aussi notre être.

Parce que chacun oublie que ce que vous faites, ce n’est pas ce que vous êtes :

  • Vincent a fait 10 entretiens d’embauche. Il n’a pas encore été pris, mais Vincent se dit qu’il est nul.
  • Frédéric fait volontiers confiance, et les gens en profitent. Frédéric se dit qu’il est stupide.
  • Hugo fait la fête chaque vendredi soir, pour se détendre et oublier ses études difficiles. Ses parents disent qu’il est fêtard.
  • Georgette fait parfois quelques maladresses avec ses petits-enfants. Sa fille lui dit qu’elle est maladroite.
  • Corinne fait un essai en allant à un cours de tango. Ses cavaliers lui disent qu’elle est douée.

En échouant à plusieurs entretiens, Vincent perd confiance en lui, et finit par penser qu’il n’est pas capable de réussir.

En réussissant son premier cours de tango, Corinne prend confiance en elle, et retournera volontiers au cours suivant. Elle pense qu’elle est capable de faire rapidement de gros progrès.

Nos échecs et nos réussites influencent notre confiance en nous. Le « faire » agit sur la confiance en soi.

Comment améliorer son estime de soi et sa confiance en soi

La prochaine fois que quelqu’un (ou vous-même) vous dira que vous êtes comme ceci, ou comme cela, posez cette question :

Qu’est-ce qui fait dire cela ?

Cette question est fondamentale. Car elle permet de transformer une remarque sur l’ « être » en une remarque sur l’ « avoir » ou le « faire ». Elle permet de transformer des jugements en des faits.

Exemple 1 :

Gilles se dit : « Je ne suis pas un bon bricoleur. » Qu’est-ce qui lui fait dire cela ? Il n’a pas réussi à réparer la chaise.
Alors, parce qu’il n’a pas réussi à faire la réparation d’une chaise, ce serait un mauvais bricoleur ?

Exemple 2 :

–         Nathalie, tu es nulle en géographie.
–         Qu’est-ce qui te faire dire cela ?
–         Tu ne sais pas placer le Surinam sur une carte.
–         Quoi d’autres ?
–         Euh… c’est déjà pas mal…

Quand vous aurez pris l’habitude de poser cette question à vos interlocuteurs, vous devrez veiller à votre tour à communiquer sur le bon niveau :

L’affirmation de soi : « dire »

En effet, pour avoir une attitude assertive, donc qui respecte l’autre, vous devrez utiliser des formules au niveau de l’avoir et du faire. Non au niveau de l’être.

Exemple :

NON
Etre

OUI
Avoir et faire

Tu es timide.

Tu ne parles pas en réunion. (faire)

Tu es nul en public.

Tu n’as pas appris à t’exprimer en public. (avoir)

Tu es lent.

J’aimerais que tu aies terminé avant ce soir. (faire)

Attention aussi à l’usage du « Tu » accusateur. J’en ai parlé dans cet article : Comment formuler une critique constructive : la méthode DESC.

 

J’ai expliqué à travers cet article que notre valeur originelle, notre « être », sont pollués par des jugements qui concernent en réalité notre « avoir » et notre « faire ». Posez donc toujours la question : « Pourquoi dit-on que je suis comme cela ? ». Vous découvrirez alors bien vite que votre propre valeur n’est pas en cause (estime de soi). Et ne laissez pas les échecs altérer votre confiance en soi. Souvenez-vous toujours de cette phrase de Soichiro Honda : « Le succès est fait de 99% d’échecs. »

Commentaires

  1. Viviane a écrit

    Merci, c’est très éclairant et d’ailleurs c’est la première fois que je vois cette théorie aussi bien exprimée. Je vais m’entraîner de ce pas.

  2. France a écrit

    Merci de m’avoir rappelé ces remarques je sais que ne dénigre jamais quelqu’un merci infiniment
    JE CONTINUERAI D’AGIR DE CETTE MANIÈRE

  3. lisa a écrit

    est ce kon peux accuser le manipulateur ciblé des maux subits par lui : des mots actes aggressifs dévalorisants de son égocentrisme l’inexistence de son aide et de son soutien dans les faits ?
    est ce quil est bon dans une relation perverse et kan on est physiquement loin, de lister concrètement ce qui ns a fait mal (aucune aide soutien i réciprocité ni empathie passif aggressif mutique manipulateur égo narcissik) et de lui dire ?

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