Comment se débarrasser de nos fausses croyances

Vous n’osez pas dire non ? Vous n’osez pas demander ? Vous n’exprimez pas votre avis ? Mais vous aimeriez changer tout cela… Savez-vous que nous agissons en fonction de croyances que nous avons acquises au cours de notre vie ? C’est certaines de ces croyances qui sont à l’origine de notre manque d’affirmation.

Cet article va vous aider à y voir plus clair. Nous allons voir comment identifier nos croyances, et comment nous en débarrasser. Vous comprendrez pourquoi vous n’avez pas osé dire « non » à votre chef hier. Pourquoi aujourd’hui vous n’avez pas su répondre aux attaques de votre collègue. Ou encore pourquoi demain vous n’aurez toujours pas le courage de demander une augmentation à votre patron.

Nos croyances

Vous vous dites que si vous demandez une augmentation à votre patron, il va vous disputer, vous hurler dessus, peut-être même vous virer. Vous vous dites que si vous répondez aux attaques de votre collègue, une dispute va éclater et ce sera encore pire après. Vous vous dites que si vous refusez une demande de votre chef, vous allez passer pour une personne paresseuse. C’est ce qu’on appelle des croyances. Le problème, c’est que ces croyances, ce n’est pas la réalité.

Et des croyances, nous en avons dans tous les domaines : au sujet du travail, du couple, de l’amour, des enfants, de l’amitié, des relations sociales, etc.

Pour comprendre pourquoi notre perception de la réalité est ainsi faussée, il faut remonter à notre naissance. En effet, à notre naissance nous étions vierges de toute représentation du monde : des autres, de nous-mêmes, etc.

Puis très rapidement notre environnement familial (puis social) nous a apporté des notions de bien et de mal au sujet des choses qui nous entourent. 2 types de processus ont alors fait apparaître des croyances chez nous :

Croyances : les processus internes

Les processus internes, ce sont ces interprétations personnelles que nous tirons de nos propres expériences : expériences exceptionnelles, comme expériences répétitives :

  • Les expériences exceptionnelles

Par exemple un incident, un accident, une rencontre, un événement particulier.

A 8 ans, Bruno s’est défendu en public face aux railleries de son cousin Olivier. Malheureusement il a répondu de façon maladroite, ce qui a provoqué les moqueries des autres camarades. Marqué par cet événement humiliant, Bruno croit aujourd’hui qu’il doit se taire face aux mauvaises plaisanteries, afin que les choses n’empirent pas.

  • Les expériences répétitives

Durant son adolescence, Sabrina avait l’habitude de partager ses activités avec ses voisines. Malheureusement, celles-ci ne l’écoutaient pas et ne tenaient jamais compte de son avis. Aujourd’hui Sabrina pense que son avis ne compte pas, et du coup elle ne dit jamais ce qu’elle pense.

Croyances : les processus externes

Dans le cas des processus externes, nos croyances naissent de croyances partagées par notre environnement.

Les croyances des gens qui nous entourent sont contagieuses. Elles nous contaminent, qu’elles soient justes ou fausses.

Il existe par exemple les croyances familiales :

  • croyances qui peuvent être d’ordre général («Pour réussir dans la vie, il faut faire des études.», « La seule façon de réussir dans la vie, c’est de devenir médecin ou avocat. »,  « Ce sont les femmes qui doivent élever les enfants. », « On ne répond pas à son père/chef/patron. » ) ,
  • ou d’ordre personnel (« Tu n’arriveras jamais à rien dans la vie »,  « Tu n’es pas manuel. », « Tu n’es pas très malin. », « Tu n’ouvres la bouche que pour dire des bêtises. », etc.)

Il existe aussi les croyances populaires, parfois formulées sous forme de proverbes : « Un ami est long à trouver et prompt à perdre », « Quand on ne sait pas, on se tait. »,

Nos croyances sont-elles bonnes ou mauvaises ?

Nous avons donc acquis de nombreuses croyances au cours de notre vie. Ce sont nos expériences heureuses ou malheureuses qui les ont créées. Mais aussi la « pression » exercée par nos environnements familiaux, sociaux et culturels. Nous en avons rarement conscience, mais les difficultés que nous avons à nous comporter de manière assertive (=affirmée) sont liées à ce que notre éducation nous a appris ou interdit.

Certaines croyances jouent un rôle positif. Ce sont des « croyances favorables », car elles vont nous aider dans notre vie. Et notamment dans nos relations.

Mais d’autres croyances, les « croyances limitantes », vont au contraire nous freiner dans notre vie. Elles auront un impact négatif sur nos pensées, nos émotions et nos comportements.

Alors comment se débarrasser de nos croyances limitantes ?

Comment se débarrasser de nos croyances limitantes

Les croyances limitantes sont comme les verres d’une paire de lunettes : nous voyons la réalité au travers d’elles. Pour identifier vos croyances limitantes, vous pouvez suivre la méthode suivante. C’est une méthode en 3 points :

Etudiez vos pensées

Que pensez-vous de :

  • l’affirmation de soi,
  • dire « non »,
  • dire « oui »,
  • exprimer une critique,
  • donner un avis,
  • demander quelque chose à quelqu’un,
  • faire un compliment,
  • etc.

Quand vous aurez les réponses à ces questions, vous aurez mis la main sur un premier type de croyances.

Demandez vous ensuite quels sont les impacts de chacune de ces croyances. Vous comprendrez alors pourquoi vous réagissez ainsi face à telle situation.

Par exemple, que pense Etienne sur le fait de dire « non » ? Etienne pense que ça ne se fait pas, car il n’est pas poli de refuser une demande. Impact : il ne dit jamais « non ».

Que pense Céline sur le fait d’exprimer une critique auprès d’une amie ? Céline pense que son amie se fâchera. Impact : Céline n’ose pas dire à Delphine qu’elle est parfois envahissante.

Etudiez vos émotions

Ici il s’agit de faire la démarche dans l’autre sens : partez d’une situation précise. Que ressentez-vous dans cette situation (émotion primaire)? Quelle émotion se cache derrière (émotion originelle) ? Quelle croyance est à l’origine de cette émotion originelle ? Est-elle justifiée ?

Exemple :

Au travail, c’est toujours à Agnès qu’on confie le travail fastidieux.
Que ressent Agnès ? Agnès est en colère. (émotion primaire)
Quelle émotion se cache derrière ? Agnès a peur d’en parler à son chef.
(émotion originelle)
Quelle croyance est à l’origine de cette émotion originelle ? Agnès pense que les ordres d’un chef ne doivent pas être contestés.

Etudiez vos comportements

Enfin, la 3ème manière de découvrir vos croyances, c’est d’observer vos comportements.

Quels sont parmi vos comportements ceux que vous aimeriez changer ?

Quelles croyances se cachent derrière ces comportements ?

Exemple :

Paul ne parle pas beaucoup, car il croit que ce qu’il a à dire n’est jamais intéressant.
Lucie ne refuse jamais un service, car elle pense que les autres sont plus importants qu’elle.
Quand Marc donne des ordres, c’est en criant. Car il estime que c’est la seule façon de se faire respecter…

 

En résumé, nos pensées, nos émotions et nos comportements dépendent de croyances que nous avons accumulées au cours de notre vie. Notamment au cours de notre enfance. Si vous en prenez conscience, alors vous pourrez identifier les croyances qui régissent votre propre vie. A partir de là vous serez en mesure de remettre en cause chacune de vos croyances. Donc de modifier vos réactions. Donc d’avoir un comportement plus assertif, plus affirmé. Bien sûr, tous ces conseils sur nos croyances peuvent être généralisés et étendus à d’autres domaines que l’affirmation de soi !

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>